Italie

Dictionnaire insolite de l’Italie

Après mon Dictionnaire insolite de la Sicile, voilà que je récidive! Un nouveau Dictionnaire insolite, consacré cette fois à toute l’Italie, vient de paraître aux éditions Cosmopole.Dictionnaire insolite de l'Italie

 

Ce livre s’adresse à tous les amoureux de l’Italie, de sa gastronomie et de ses terroirs, de ses villes d’art et de sa culture, de ses vertes collines ou de ses plages dorées, de sa douceur de vivre et de sa fantaisie. Il est le fruit de plus de dix années passées à sillonner les différentes régions du Bel Paese, dans le cadre de mes reportages pour les magazines Ulysse, M Le Monde, A/R… La Sicile y figure en bonne place (naturalmente!), mais des régions moins connues comme la Basilicate, le Molise et les Marches, souvent boudées dans les ouvrages sur le pays, réservent elles aussi quelques belles surprises aux lecteurs.

Un énième livre sur l’Italie, se demanderont certains? Pas du tout, répondrais-je! Car ce dictionnaire, outre le plaisir de découvrir certaines pépites insolites, offre aussi l’occasion de tester ses connaissances sur notre cher voisin transalpin, que l’on croit si bien connaître. Prêts pour un petit quiz? C’est parti ! Savez-vous dans quelle ville se trouve le centre géographique exact de la Péninsule? Elle a pourtant donné son nom à de célèbres Chroniques qui ont fait la joie de milliers d’enfants, petits et grands. Connaissez-vous le nom de la terrible bataille durant la campagne d’Italie de 1859 qui a inspiré le fondateur de la Croix-Rouge? Savez-vous pourquoi les jolies maisons de la Riviera italienne possèdent des façades colorées? Quand la peine de mort a été définitivement abrogée à la Cité du Vatican? Qui est le gastronome qui a écrit le premier livre de recettes? Et par pitié, ne dites plus jamais que Marco Polo a rapporté les spaghettis de Chine! Vous apprendrez dans les pages de ce livre qui est à l’origine de cette pure légende urbaine.

Pour trouver ce Dictionnaire insolite de l’Italie, il vous suffit de le commander auprès de votre libraire préféré ou directement auprès de l’éditeur, ou bien l’acheter à la Fnac ou sur Amazon et, pour les rebelles, sur Place des libraires. Parisiens, vous pouvez aussi le trouver à Sale e Pepe, le restaurant/boutique de mon frère rue Ramey dans le XVIIIe. Ma si, c’est ça la famiglia!

PS : On en parle dans les médias!
Ici, une critique dans Bilan, magazine économique suisse.
Là, un billet d’Emmanuel Hecht dans L’Express  :
Express

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La Trattativa, le nouveau film choc de Sabina Guzzanti

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« La Négociation », ce pourrait être le titre d’un thriller américain, sur fond de CIA, d’espions russes et d’attentats terroristes. Ce n’est, hélas, que le récit d’une triste réalité italienne : des tractations entre les plus hauts sommets de l’État et la mafia, survenus tout au long des années 90. Bien qu’il reste encore bien des zones d’ombre sur la teneur exacte de ces accords (le procès entamé en mars 2013 est encore en cours), on commence à avoir une idée assez précise quant au déroulement de ces négociations secrètes. Les chefs mafieux souhaitaient un assouplissement de la lutte antimafia (notamment un allègement de leurs conditions de détention à la suite des condamnations massives du Maxiprocès initié par les juges Falcone et Borsellino) et menaçaient de déstabiliser le pays à grands renforts d’assassinats d’hommes politiques et d’attentats. Tandis que le pouvoir cherchait à protéger certains de ses membres corrompus servant les intérêts de la mafia au sein même de l’État.

 

Après Viva Zapatero! et Draquila, la réalisatrice et comique italienne Sabina Guzzanti s’attaque aujourd’hui à l’affaire qui continue d’agiter la scène politique de la Péninsule, impliquant jusqu’au Président de la République, Giorgio Napolitano. Il lui aura fallu quatre ans pour boucler son film, présenté au dernier Festival de Venise et sorti sur les écrans italiens en octobre 2014. Un film qui n’a reçu aucune subvention ni financement public, rappelle la réalisatrice dans le journal Il Fatto Quotidiano, alors qu’il « parle d’une question historique cruciale pour l’Italie. Le pacte Etat-Mafia est l’acte fondateur de la Seconde République ». Un film qui, bien évidemment, suscite moult polémiques, à commencer par son affiche où figure un mafieux facilement reconnaissable à sa coppola (béret) et sa lupara (fusil) entre deux rameaux de chêne et d’olivier, l’emblème de la République italienne.

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La Trattativa n’est pas à strictement parler un documentaire puisque des acteurs mettent en scène les épisodes clés de l’affaire. Comme Sabina Guzzanti l’explique sur le site de son film, l’idée de cette mise en scène lui est venue en regardant un court métrage d’Elio Petri réalisé en 1970 sur le suicide présumé d’un anarchiste italien. L’objectif est de « rendre accessible au plus grand nombre un pan de notre histoire, afin de mieux le comprendre et d’en débattre ». Et ça marche! car bien qu’à sa sortie le film, largement ignoré par les médias (silence complice?), soit resté à l’affiche une dizaine de jours seulement, un mouvement civique s’est créé autour de La Trattativa grâce aux réseaux sociaux. Comme l’affirme un autre article du Fatto Quotidiano, la vidéo d’une rencontre avec Sabina Guzzanti à l’issue d’une projection au Parlement à la mi-novembre a été vue plus de 2 millions de fois et partagée par plus de 15 000 personnes. Sur la page #LaTrattatviaContinua, les citoyens, les écoles ou les associations ont la possibilité de demander une projection dans leur ville. Le film poursuit donc inexorablement sa progression, en passe aujourd’hui de devenir un véritable phénomène. Malheureusement pour le public français, aucun distributeur ne prévoit – pour l’instant – de projeter le film en France. A moins que les réseaux sociaux ne parviennent à changer la donne. Chiche?

 

 

En savoir plus

Le site de Sabina Guzzanti
Le site du film La Trattativa
La page Facebook
de Sabina Guzzanti et son hashtag #LaTrattatviaContinua pour suivre l’actualité du film et les projections programmées
Un article sur le film paru dans le journal Il Fatto Quotidiano
Un second article, plus récent, de Il Fatto Quotidiano
Un autre article de Repubblica

Du baume au coeur et au palais

Le vinaigre balsamique traditionnel de Modène fait partie des fameuses « excellences » italiennes, ces produits issus d’un savoir-faire pluriséculaire, transmis de génération en génération, avec passion et amour du travail bien fait.

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Les fûts de la Vinaigrerie/Acetaia Boni à Solignano ©Régine Cavallaro

C’est au cœur de l’Emilie-Romagne, dans le village de Solignano di Castelvetro à une douzaine de kilomètres de Modène, que se trouve la Vinaigrerie Boni. Dans ces collines fertiles et laborieuses, où l’on cultive la vigne depuis l’époque romaine, la famille Boni produit du vinaigre depuis plusieurs générations. Mais attention! Pas n’importe quel vinaigre! Nous sommes ici sur les terres du Vinaigre balsamique traditionnel de Modène, protégée par une AOP depuis 2000. Pour bénéficier de cette appellation, le cahier des charges est très strict. Le vinaigre balsamique provient à 100% du moût de raisin (cépage Trebbiano), récolté à la main. Aucun autre produit n’y est ajouté. On l’obtient après cuisson du moût de raisin, que l’on laisse ensuite décanter et fermenter naturellement. Puis vient la phase de maturation qui, elle, va durer douze ans minimum pour le vinaigre affinato, vingt-cinq ans pour l’extravecchio, voire jusqu’à cent trente ans pour certains nectars de l’acetaia (vinaigrerie en italien). Durant cette phase, le liquide est transvasé dans une série de fûts, de taille dégressive et de bois différents : chêne rouvre, châtaigner, mûrier, cerisier et genévrier. Pour finir, l’aceto balsamico, qui a désormais une consistance sirupeuse, une belle couleur brune et une saveur intense, est mis en bouteille par un organisme unique chargé de la certification du produit.

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L’extraordinaire collection de fûts et terres cuites traditionnelles de la vinaigrerie Boni ©Régine Cavallaro

Naturellement, cet « or noir » a un prix : comptez une cinquantaine d’euros pour le douze ans d’âge (en flacon de 100 ml), et près de 80 pour l’extra-vieux. Mais une fois que l’on y a goûté, on ne peut tout simplement plus s’en passer, ni revenir au vinaigre balsamique industriel. Car ce n’est pas une mince différence qui les sépare. Ce serait plutôt un fossé, que dire un abîme! Le vinaigre traditionnel est tout bonnement incomparable. S’il se nomme « balsamique », c’est parce qu’initialement, il était utilisé tel un baume, précisément, un sirop pour la toux, un médicament pourvu de toutes les vertus : nourrissantes, fortifiantes et surtout digestives. Comme le raconte Romano Boni, l’actuel patron de la vinaigrerie, ses grands-parents avaient l’habitude d’en boire une cuillerée chaque soir avant de se coucher, histoire de bien digérer et de mieux dormir. Certains ont même affirmé que ce remède avait sauvé bien des habitants d’une terrible épidémie de peste ayant frappé la région au XVIIe siècle. C’est du moins ce que raconte un texte accompagnant un antique flacon faisant partie de l’incroyable collection exposée à la vinaigrerie Boni.

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Un nectar historique de la collection de l’Acetaia Boni ©DR

Car la vinaigrerie renferme un autre trésor : des fûts vieux de plusieurs centaines d’années, dont certains, comme le voulait la tradition, portent le prénom des femmes de la famille; de magnifiques tragni et zuccotti, ces récipients en terre cuite typiques de la région qui contenaient jadis le précieux nectar et trônaient en bonne place dans toutes les cuisines; des bouteilles de verre d’époque, rarissimes vu leur fragilité; ainsi que toute une armada d’ustensiles de cuisine, véritable patrimoine de la culture paysanne locale. En somme, un musée à part entière que l’on peut admirer lors des visites/dégustations régulièrement organisées par la vinaigrerie. Il serait dommage, en effet, de séjourner dans le coin sans faire une halte gourmande à l’Acetaia Boni et goûter deux produits phare de la région : quelques gouttes de vinaigre balsamique sur un morceau de parmesan, tout simplement buonissimo!

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La collection d’ustensiles de la vinaigrerie Boni ©Régine Cavallaro

 

En savoir plus

Azienda Agricola Romano Boni
Via del Cristo, 8
41014 Solignano di Castelvetro (MO)
Géolocalisation : +44° 31′ 50.23″/+10° 55’26.11″
Tel.  +39 059 797 560
Port.+39 340 155 23 17
info@acetaiaboni.it
www.acetaiaboni.it

Le Consorzio dell’Aceto Balsamico Tradizionale di Modena : www.balsamico.it
L’office de tourisme de l’Emilie-Romagne : www.emiliaromagnaturismo.it

Une Italie rare et insoupçonnée

C’est une Italie que l’on n’a pas l’habitude de voir dans les pages des magazines. Et pourtant, le Delta du Pô est une merveille de la nature, dont la beauté et la richesse n’ont d’égal que la gentillesse de ses habitants.

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Une cabane de pêcheurs à la Sacca degli Scardovari ©Régine Cavallaro

A cheval sur deux régions, la Vénétie et l’Emilie-Romagne, le Delta du Pô s’étend le long de la côte Adriatique, à la hauteur des villes de Rovigo et de Ferrare, jusqu’à Ravenne. Deux parcs naturels, qui à terme devraient être réunis, se disputent des paysages à la Turner, enveloppés de brume, faits de marécages, de rizières, de vastes champs labourés et de forêts. Les couleurs y sont douces et se déclinent dans un camaïeu de bleu et de vert, ponctué du brun doré des herbes hautes et de l’ocre des roseaux. Un paysage façonné au fil des siècles par Dame Nature mais aussi par la main de l’homme, et dont la valeur culturelle a été reconnue et primée, puisque le Delta du Pô, couplé avec Ferrare pour son urbanisme de la Renaissance, figure au Patrimoine mondial de l’Unesco.

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Paysage du Delta du Pô ©Régine Cavallaro

C’est dans ce décor bucolique qu’une mère et sa fille, Aileen et Maria Adelaide Avanzo, accueillent leurs hôtes. Leur demeure familiale, la Tenuta Ca’ Zen, est une superbe villa du XVIIIe, située le long du fleuve et entourée de champs cultivés. Bâtie par une riche famille vénitienne, elle a abrité d’illustres personnages, et non des moindres, puisque Lord Byron en personne y a séjourné à plusieurs reprises. Le poète anglais s’était follement épris de la maîtresse des lieux, Teresa Guiccioli, l’épouse du comte Guiccioli, propriétaire du domaine. Il fut son chevalier servant et amant pendant plusieurs années et composa même une stance dédiée à sa dulcinée et à la beauté du site : « River! That floweth by the antient walls where dwells the Lady of my love… » Est-ce le souvenir de ces anciennes amours qui fait de la villa l’adresse favorite des jeunes mariés? Chaque été, en effet, les onze chambres, les deux cottages indépendants et le vaste salon pouvant contenir 110 personnes assises de la Tenuta Ca’ Zen sont réquisitionnés par des couples pour y convoler en justes noces et y organiser leur fête de mariage. Mais les vacanciers y viennent aussi pour profiter d’une nature paisible et généreuse, faire de longues balades à vélo le long du fleuve ou sillonner la région à la découverte des villes d’art voisines, comme Ferrare, Este, Padoue, Ravenne et, bien sûr, Venise.

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La Tenuta Ca’ Zen à Taglio di Pò ©Régine Cavallaro

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La Tenuta Ca’ Zen dans la lumière de l’automne ©Régine Cavallaro

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Vue sur le parc de la Tenuta Ca’ Zen ©Régine Cavallaro

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Dans la chapelle privée de la Tenuta Ca’ Zen ©Régine Cavallaro

Le Delta du Pô, c’est aussi un paradis pour les oiseaux, et donc pour les adeptes du bird-watching. Pluviers, hérons pourpres, aigrettes et pies de mer figurent parmi les 370 espèces qui peuplent la région, la plus importante zone ornithologique de la Péninsule italienne. « Le Delta du Pô est la dernière plage où viennent nidifier les oiseaux. C’était aussi un pont entre la Sibérie et l’Afrique pour les oiseaux migrateurs », explique Alberto Barini, un pêcheur/guide qui organise des excursions à bord de son bateau dans le cœur du Delta. Ce grand amoureux du terroir est une véritable encyclopédie vivante. Il est intarissable sur la géographie et l’histoire, les traditions et surtout la flore, l’avifaune et la faune aquatique de la région. On embarque à Santa Giulia, au pied d’un pont flottant reposant sur des chalands, l’un des rares encore en usage: plutôt étonnant et résolument pittoresque! Et c’est parti pour trois heures de balade dans les marais, les lagunes et les bancs de sable jusqu’à l’embouchure du fleuve, sans oublier un petit détour par le phare de Goro, planté sur la joliment nommée île de l’Amour. Une expérience inoubliable qui permet de découvrir une nature singulière et une biodiversité préservée, en compagnie d’un cicérone hors pair. Pour ceux qui n’auraient pas le pied marin et préféreraient rester sur la terre ferme, Alberto-les-bons-tuyaux recommande assolutamente la route panoramique de la Sacca degli Scardovari à faire en vélo: 22 kilomètres tout de même, mais que du plat, donc que du bonheur!

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Les cabanes de pêcheurs de Sacca degli Scardovari ©Régine Cavallaro

Après cette excursion riche en émotions, rien de tel qu’un bon dîner pour clore la journée en beauté. Et là, aucune hésitation, on file droit à l’Osteria del Pesce à Ca’ Pisani. Certes, il vaut mieux être équipé d’un navigateur pour trouver son chemin dans le dédale de ces petites routes de campagne. Mais le jeu en vaut vraiment la chandelle, ou plutôt l’assiette! Car le repas qui vous attend dans cet excellent restaurant est tout bonnement un pur délice, une fête des papilles, un festival des saveurs, le tout servi par Mattìa avec une gentillesse et une cordialité sans pareille. Comme l’indique le nom du restaurant, sa spécialité est, bien évidemment, le poisson. Et comment pourrait-il en être autrement lorsque le propriétaire est lui-même un pêcheur professionnel qui fournit le chef Stefano avec le fruit de sa pêche? Résultat, le menu change régulièrement. Essayez donc le turbot cuit au four accompagné de pommes de terre, olives et tomates cerise, ou encore la dorade au four aux fruits de mer, ou même la friture de l’Adriatique. Côté pâtes, les gourmets ne seront pas déçus avec les spaghettis aux coques, les bigoli à la Vénitienne et leur saòr d’anchois ou encore le risotto aux pétoncles blancs et poivre rose. Et pour finir, une pinza di mele, un dessert aux pommes, courge et raisins secs sur un lit de crème à la vanille ou une panacotta et son coulis de fraises. Bon appétit!

En somme, avec ses paysages inédits qui lui donnent un petit air de Camargue à l’italienne, sa nature préservée, la richesse de sa biodiversité, ses teintes douces, sa culture du bon vivre et du bon manger, sans oublier la gentillesse innée de ses habitants, le Delta du Pô est sans aucun doute la « nouvelle » région italienne à découvrir!

En savoir plus

Le site du Parc régional du Delta du Pô
L’office du tourisme de la Région Vénétie
L’office de tourisme de la Région Emilie-Romagne
L’office de tourisme italien

Tenuta Ca’ Zen à Taglio di Po (RO)
Tel : +39 0426 346 469
Maria Adelaide Avanzo : +39 339 868 87 15
www.tenutacazen.it
info@tenutacazen.it

Alberto Barini à Santa Giulia
+39 338 973 00 72
Sa page Facebook
escursionineldelta@yahoo.it

Osteria del Pesce
Via San Gaetano, 78
Ca’ Pisani – Porto Viro (RO)
Tel: +39 0426 190 21 86
Sa page Facebook
osteriadelpesce.alcasondivalle@gmail.com
Fermé le mardi et le mercredi